Des symétries aux théories de champs
Mécanique, relativité, états quantiques et théories de jauge forment la première trame du volume.

Cours articulé de mathématiques · V
Des symétries aux cordes
De la mécanique aux champs quantiques, puis aux cordes : comprendre ce que les symétries imposent, ce que la géométrie éclaire et ce que les modèles physiques permettent réellement de conclure.
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Analyse et géométrie avancées ; le volume IV éclaire certaines correspondances, sans être un préalable à chaque chapitre.
Le texte distingue les résultats établis, les constructions sous hypothèses et les perspectives de recherche. Il se lit avec ses rappels et ses renvois.
Mécanique, relativité, états quantiques et théories de jauge forment la première trame du volume.
Construction des cordes, holographie et théories effectives conduisent aux régimes physiques, puis aux questions de confrontation et aux limites des modèles.
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Volume V : des symétries aux cordes · 7 min 44 s
Une source magnétique isolée, une sphère autour d’elle : une seule condition de raccord force chaque charge électrique à être un multiple entier d’une même unité. Cela ne prouve pas que les monopôles existent ; cela montre comment une structure mathématique impose une condition à la physique. Présentation du volume V du Cours articulé de mathématiques : pour qui, la carte (huit parties, quarante-quatre chapitres, quatre cent six articles), les quatre idées qui tiennent l’ensemble, le monopôle de Dirac calculé avec deux cartes sur une sphère, comment travailler le volume, et ce qui fait la différence.
Dans le livre : avant-propos et passerelle « Des correspondances aux régimes physiques » du volume V ; articles 003 et 089 ; fin du chapitre 14.
Lire l’extrait gratuit ↓Imaginez une source magnétique isolée : un monopôle. Entourez-la d’une sphère. Une seule condition de raccord sur cette sphère force alors chaque charge électrique à être un multiple entier d’une même unité. Cela ne prouve pas que les monopôles existent. Cela montre comment une structure mathématique impose une condition à la physique. Ce volume raconte comment, et jusqu’où. Cours articulé de mathématiques. Volume cinq : des symétries aux cordes.
Le cinquième volume fait une promesse. Il étudie comment des structures mathématiques deviennent des descriptions physiques. Il y met une exigence : dire, à chaque étape, ce que la structure impose, et ce qu’elle laisse indéterminé. Il s’adresse à qui veut relier les mathématiques avancées aux théories physiques. Il suppose les outils du volume trois : l’analyse, l’algèbre et la géométrie. Le volume quatre éclaire certains chapitres, sans être requis. Et il nomme le vrai changement. La physique ajoute aux structures des états, une évolution et des observables. Deux descriptions ne se comparent plus seulement par leurs espaces, mais par ce qu’elles permettent de calculer dans un même régime. Avec le volume quatre, il ouvre le niveau de la recherche.
Voici la carte. Huit parties. Quarante-quatre chapitres. Quatre cent six articles, mille cent dix-huit pages. La mécanique et les symétries d’abord : Lagrange, Hamilton, les groupes de Lie, la relativité et la gravitation. Puis les états quantiques : opérateurs, information, systèmes collectifs. Puis les champs : fibrés, connexions, quantification, renormalisation et modèle standard. Les structures exactes : symétries conformes, supersymétrie, intégrabilité, dualités de jauge. Les cordes, construites pas à pas, puis l’holographie et les trous noirs quantiques. Enfin, des limites calculées retrouvent des régimes physiques, confrontés aux observations.
Quatre idées tiennent l’ensemble. La première : la symétrie impose des lois. Le théorème de Noether associe à chaque symétrie une grandeur conservée, et les groupes de Lie, avec leurs représentations, donnent le langage des transformations. La deuxième : les états quantiques, et ce qu’on peut observer. Un espace de Hilbert ne suffit pas à définir une expérience : il faut des domaines d’opérateurs, des états et des règles de mesure. L’information et les systèmes collectifs éprouvent ces choix. La troisième : les champs comme géométrie. Les fibrés portent les champs, les connexions leur transport, la courbure leurs interactions locales. Viennent ensuite la quantification, les changements d’échelle et le modèle standard. La quatrième : construire les cordes et l’holographie pas à pas. La feuille d’univers donne le point de départ : son action, ses contraintes et leur quantification déterminent un spectre. Le volume quatre conduit à Langlands géométrique ; ici, sa lecture physique revient avec les dualités de jauge et les branes, sans être confondue avec la preuve. Et un fil court sous les quatre : le livre dit ce qu’un modèle établit, et ce qu’il n’établit pas. Une symétrie ne choisit pas seule une dynamique. Une action donne des équations ; elle ne détermine pas encore leur quantification. Une théorie effective ne décrit pas toutes les échelles.
Revenons au monopôle. Son champ magnétique traverse la sphère : le flux n’est pas nul. Or si ce champ venait d’un potentiel défini partout, le flux serait nul, par Stokes. Il faut donc deux cartes : une pour l’hémisphère nord, une pour l’hémisphère sud. Au nord, un potentiel, régulier près du pôle nord. Au sud, un autre, régulier près du pôle sud. Tous deux donnent le même champ. Leur différence, le long de l’équateur, vaut n fois d phi. Passer d’une carte à l’autre multiplie la phase de la particule chargée par un nombre complexe de module un : le cercle du volume un, devenu groupe de jauge. Or l’équateur est un cercle : après un tour, cette phase doit se retrouver. Elle le fait exactement lorsque n est un entier. Par Stokes sur les deux hémisphères, le flux total vaut deux pi fois n. En unités physiques, pour une charge q et un flux quatre pi g, la condition s’écrit : deux q g sur h barre égale n, un entier. Toute charge couplée à ce monopôle est donc un multiple entier de la même unité. Ce calcul ne prouve pas que le monopôle existe, et ne fixe pas la valeur d’une charge fondamentale. Il montre ceci : la topologie de la sphère contraint une grandeur physique, sans fournir son équation du mouvement. Pour comparer les fibres le long des chemins, et voir ce qui dépend encore d’un choix, il faut la notion de connexion. C’est le chapitre suivant.
Comment travailler ce volume ? L’article reste l’unité de lecture : une idée, développée par un calcul dont les hypothèses et la portée restent visibles. Comme au volume quatre, chaque chapitre se termine par des lectures complémentaires, puis par une question de recherche : elle éprouve une construction, ou distingue deux opérations. Elle ne prétend pas résoudre un problème ouvert général. Le chapitre quatorze, sur les fibrés, se clôt sur cette question : deux obstructions peuvent-elles disparaître lorsqu’on réunit les fibres ? Le livre construit la réponse : une droite et son opposée, dont aucune n’est triviale, ont une somme triviale, en déclarant admis le théorème de recollage qu’il emploie. Au rythme d’un article par jour, le volume se parcourt en treize mois environ.
Ce qui fait la différence tient en quelques règles. Un article, une idée. Les preuves sont données, esquissées ou admises, et le lecteur voit de quel cas il s’agit. Une conjecture est distinguée des résultats démontrés. Et le volume existe en français comme en anglais. « Le lecteur retrouvera groupes, fibrés, cohomologie et catégories. Il leur demandera maintenant quelles données physiques ils organisent, et ce qu’ils laissent indéterminé. »
Ce qu’il faut retenir. Volume cinq : des symétries aux cordes. Huit parties, quatre cent six articles, de la mécanique aux dualités, aux cordes et à l’holographie. Et une sphère, deux cartes, une phase à raccorder : la géométrie impose une condition à la physique. Le volume cinq s’ouvre gratuitement : l’ouverture, la table des matières et le chapitre un en entier. Le lien est dans la description.
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